L’Association des cliniques médicales du Québec souhaite dénoncer la mise en place du registre de lutte contre les frais accessoires annoncé par la clinique communautaire de Pointe St-Charles.

L’Association des cliniques médicales du Québec souhaite dénoncer la mise en place du registre de lutte contre les frais accessoires annoncé par la clinique communautaire de Pointe St-Charles.
0 30 janvier 2017

Montréal, le 30 janvier 2017. L’Association des cliniques médicales du Québec souhaite dénoncer la mise en place du registre de lutte contre les frais accessoires annoncé par la clinique communautaire de Pointe St-Charles.

En effet, l’Association estime que la mise en place de ce registre ne fait qu’encourager un message négatif auprès de la population et nuit à la réputation des cliniques médicales en laissant sous-entendre que de nombreuses cliniques continueront à facturer des frais dorénavant interdits.

L’Association tient à réitérer que le réseau des cliniques médicales a toujours collaboré avec le Ministère de la santé et il en sera de même dans le dossier des frais accessoires. Malgré les conséquences majeures de cette nouvelle règlementation et la courte période d’adaptation requise par ce changement, les cliniques ont déjà mis en application les changements prévus à ce règlement et ne facturent donc plus de frais pour les services assurés. Rappelons toutefois qu’il existe encore quelques frais liés au transport des échantillons biologiques et à des services non assurés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ,) qui seront encore facturés en clinique. La liste de ces frais est déjà affichée dans les cliniques du Québec, tel que prescrit par le règlement.

L’Association déplore le message véhiculé par la clinique communautaire de Pointe Saint-Charles et rappelle à la population, tel que mentionné par le ministre de la santé, le Dr Gaétan Barrette, que la RAMQ possède, via la loi 92, tous les pouvoirs d’enquête nécessaires pour assurer la vigie de l’application du règlement des frais accessoires et que les patients qui souhaiteraient porter plainte à ce sujet doivent le faire à la RAMQ et non à une entité qui n’a ni les pouvoirs ni le mandat d’assurer cette vigie.

« Les cliniques médicales et leurs propriétaires ont à coeur le respect des lois et la qualité des services qu’ils offrent, il n’est donc pas question pour elles de déroger au nouveau règlement » affirme le président de l’ACMQ, le Dr François Loubert.

L’ACMQ souhaite rappeler que la clinique communautaire de Pointe St-Charles détient un statut particulier qui lui permet de bénéficier d’un financement complet, de plus de 8 millions de dollars par année, pour offrir ses services, ce qui constitue un cas unique au Québec. « Le dossier des frais accessoires et des frais non assurés est déjà assez complexe, il n’est pas nécessaire en plus de véhiculer le message à la population que les
cliniques vont facturer des frais maintenant illégaux aux patients. Il n’y a rien de constructif dans le message de la clinique Pointe St-Charles », déclare la directrice générale, Mme Isabelle Girard.

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